MESURES À PRENDRE ET / OU À RESPECTER EN CAS DE
DÉCLARATION DE PANDÉMIE GRIPPALE

Si la transmission entre humains du virus de la grippe aviaire ( comme H5N1 sévissant actuellement en Asie du Sud-Est) devenait possible, nous pourrions assister à l’apparition d’une grande pandémie grippale. Dans ce cas, différentes mesures, permettant de limiter sa propagation ou ralentir sa progression, devraient être mises en place rapidement et être respectées par tous. Pour cela, il est important d’être bien informé.
L’alerte ne sera donnée que lorsque les premiers cas de transmission inter-humaine seront reconnus et confirmés.

Rappelons que la grippe ( ou “Influenza”) est une maladie infectieuse dûe à un virus, dont le contage se fait principalement par voie respiratoire ( inhalation de gouttelettes de salive contenant l’agent infectieux d’un malade, émises lors de la parole, de l’éternuement ou de la toux ) ou orale ( après contact des mains avec des objets contaminés par la salive ou sécrétions nasales des malades ).
Comme pour toutes les maladies virales, il n’existe pas de traitement spécifique et efficace à 100 %. Certains médicaments existants actuellement, appelés anti-viraux, diminuent la durée de la maladie et l’importance des symptômes, mais ne sont pas curatifs.
Les traitements mis en oeuvre en général, en cas d’infection, sont “symptomatiques”, visant à diminuer la fièvre, oxygéner le patient et maintenir ses grandes fonctions organiques jusqu’à guérison.

La vaccination anti-grippale est la seule mesure préventive efficace contre la grippe humaine.

En cas d’émergeance d’un nouveau virus très agressif, un vaccin efficace ne pourra être fabriqué que lorsque la souche du virus responsable de la pandémie sera connue et isolée. Cette souche pourra être proche de H5N1 ou en différer considérablement, selon les mutations ou transformations qu’aura subi le virus. Le délai de fabrication du vaccin serait de plusieurs mois à partir du début de la pandémie.

Dans l’éventualité de la survenue d’une grande pandémie grippale, l’accent doit donc être mis sur les mesures préventives, selon deux  modes:

PROTECTION INDIVIDUELLE   =   SE PROTÉGER SOI-MÊME
( Ne pas s’exposer à un contact avec les malades, ne pas toucher d’objets contaminés)

Les mesures découlent logiquement du mode de contamination.

  1. Éviter de voyager dans les zones où l’épidémie est reconnue.
  2. Si vous y êtes déjà: rester autant que possible à l’hôtel ( cas des tripulations de passage ) ou à la maison ( cas des familles d’expatriés).
  3. Éviter les lieux publics où il peut y avoir  “brassage” de voyageurs venant de ces zones ( aéroports, trains, bus, grands magasins, ... ).
  4. Éviter les visites non nécessaires dans les hôpitaux ( où il y a concentration de germes)
  5. Si l’exposition est inévitable, le port de MASQUES MÉDICAUX SPÉCIAUX et de gants jetables est fortement conseillé, ainsi que le lavage fréquent  des mains avec eau et savon et / ou application d’alcool, surtout après contact avec un malade, et après chaque sortie et retour au domicile.

PRÉVENTION COLLECTIVE   =   PROTÉGER SON VOISIN
( Éviter la circulation du virus, donc limiter l’extension de la maladie)

  1. Éviction scolaire des enfants malades jusqu’à guérison et information à tous les parents. Autorisation de reprise des cours avec certificat médical.
  2. Prise en charge à domicile des malades. Hospitalisation seulement des cas graves ( évite la transmission du virus en milieu de soin), dans les services désignés par les autorités.
  3. Transport des cas suspects dans les ambulances prévues à cet effet.
  4. Respecter la « quarantaine » ( pendant environ 1 semaine) pour les personnes ayant eu des contacts sans protection avec des malades.
  5. Notification obligatoire des cas aux autorités du pays.
  6. Port obligatoire de masques et gants jetables pour le personnel d’entretient, de nettoyage des lieux publics, bus, avions, écoles, bureaux, ...
  7. Respect des mesures classiques d’hygiène: se couvrir la bouche et le nez chaque fois qu’on tousse ou qu’on éternue, ne pas cracher par terre, ...
  8. Lavages répétés des mains au savon pendant 30 secondes au moins, en particulier après les mouchages et éternuements. Utiliser de préférence des mouchoirs jetables en papier.
  9. Désinfection à l’alcool ou à l’eau et savon des objets que les malades ont pu éventuellement toucher.
  10. Si les symptômes surviennent pendant un voyage aérien, le signaler immédiatement à l’équipe de bord.

Il est bien évident que les mesures seront dictées progressivement, par étapes, selon l’évolution et la gravité de la situation.

Au maximum, si la PANDÉMIE MONDIALE est déclarée: RESTER À LA MAISON autant que possible, fermeture des écoles, lycées, bureaux, cinémas, théâtres et autres lieux de rassemblement, lieux publics ( sauf hôpitaux), port de masques chirurgicaux dans la rue.

Les masques à utiliser sont de différents types :

- Le masque chirurgical, doit être porté par toute personne malade, afin de limiter la contamination de son environnement et de son entourage proche (évite la projection de gouttelettes respiratoires). Ce type de masque ne constitue pas un mode de protection contre l’infection.

- Le masque de protection respiratoire ( FFP2) a une durée utile de 8 heures, après quoi, il doit être changé par un nouveau. Ce type de masque sera porté par le personnel soignant en charge d’une personne malade, par les secouristes, pompiers, etc ... soit toute personne en contact étroit avec les malades ou avec le public en général, et dont la profession est nécessaire à l’attention médicale d’urgence et à maintenir l’ordre, afin de les protéger d’une contamination.

Il est inutile de constituer des réserves de masques spéciaux de protection respiratoire à la maison ( il en faudrait au moins 1 par personne et par jour, pendant plusieurs semaines, si ce n’est plusieurs mois, le temps que soit fabriqué et commercialisé le vaccin). La meilleure protection sur le plan individuel est d’éviter tout contact avec les malades. Les stocks de masques ne doivent être constitués que par les entités concernées, qui seront obligées, le moment venu, d’en faire usage.

... Nous n’en sommes, pour l’instant, heureusement pas encore là !!!
Mais, comme dit le proverbe « Un homme averti en vaut deux ! » ;  restons en ligne et tenons nous au courant, pour mieux savoir nous protéger.

Dr Nicole BENOIT
Pour BOGOTÁ-ACCUEIL.