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LES ETHNIES EN COLOMBIE
LES AFRO-COLOMBIENS
Population composée par les descendants des esclaves africains amenés en Amérique depuis les temps de la conquête, au XVIe siècle. Cette main d’oeuvre a été introduite sur le continent américain par les colonisateurs européens pour l’exploitation de mines et les cultures de coton, riz, sucre, banane et tabac. Ils ont été introduits en Colombie à partir de « Cartagena de Indias ». Les rebelles qui s’échappaient se sont réfugiés principalement le long du litoral pacifique. Et c’est là que l’on retrouve la plus importante et authentique communauté afro-colombienne.
Actuellement, les afro-colombiens font partie de communautés agraires située dans les régions chaudes, forestières ou au bord des fleuves ( vallée des fleuves du Magdalena, Cauca, San Jorge, Sinú, Cesar, Atrato, San Juan, Baudó, Patía y Mira). Elles se concentrent également sur les côtes de la région Pacifique (départements de Chocó, Valle del Cauca, Cauca y Nariño) et Caraibe (départements de Guajira, Magdalena, Atlántico, Bolívar, Córdoba, Cesar, Sucre, Antioquia).
D’autre part, on rencontre aussi ces populations dans les îles de San Andrés, Providencia et Santa-Catalina, bien qu’ils ne s’identifient pas tous comme des afro-colombiens, du fait de leur histoire et origines raciales.
LES INDIGÈNES
Ils étaient présents sur le continent américain au moment de la conquête.
Il existe encore actuellement en Colombie 80 groupes ethniques, parlant plus de 64 langues et 300 formes de dialectes. Il s’agit d’environ 700.000 personnes, présentes dans 32 départements, spécialement dans les zones chaudes et humides.
La Nouvelle Constitution élaborée en 1991 reconnait et protège la diversité ethnique et culturelle et leur consacre des droits territoriaux et d’autonomie culturelle (« égalité et dignité de toutes les cultures comme fondement de l’identité nationale »). Ils participent actuellement activement à la vie politique colombienne au Congrès de la République, dans les assemblées départementales, mairies et conseils municipaux.
Mais malgré cette reconnaissance, les indices de pauvreté sont majeurs dans les communautés noires et indigènes et leur survie est menacée dans les zones de conflit armé.

