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ALENTOURS DE BOGOTÁ
VERS LE NORD
Cette sortie de Bogotá vous fera découvrir très rapidement les charmes de la Sabana avec ses cultures florales (roses, œillets, glaïeuls) ou maraîchères ainsi que ses bosquets d’eucalyptus bordant de verts pâturages où paissent paisiblement des vaches.
Chia - Cajica - Zipaquira - Lac de Neusa - Cucunuba
Prenez l’autoroute du Nord. Après le premier péage deux possibilités s’offrent à vous: soit vous sortez en direction de Chía puis Cajica (nombreux restaurants sympathiques pour les fins de semaine comme, par exemple, le célèbre « Andrés Carne de Res » à Chia, tissages et tapis en laine), soit vous prenez « la Carretera Central del Norte » jusqu’à Briceño puis vous tournerez à gauche vers Zipaquira.
A 49 km de la capitale, ce gros bourg s’est développé autour d’une mine de sel déjà exploitée à l’époque préhispanique. Une première cathédrale de sel avait été érigée à l’intérieur de la mine, au 2ème niveau. Inaugurée en 1954, la cathèdrale d’origine a dû être fermée en 1992 pour des raisons de sécurité, mais une toute nouvelle, répondant aux mêmes caractéristiques, s’est ouverte en 1996 au public. Ne pas oublier de visiter également le Palais du Gouverneur.
Continuer après Zipaquira en direction de Chiquinquira. A une vingtaine de km, un embranchement sur la gauche et une petite route étroite vous mèneront quelques kms plus loin au Lac de Neusa (3. 100m d’altitude, à 78 km de Bogotá), idéal pour un pique-nique ou une promenade dans la forêt de pins. Les personnes intéressées par la pêche pourront louer une barque.
Plusieurs restaurants sont ouverts les fins de semaine, pour une ambiance familiale et une nourriture typique.
La route ne fait pas le tour du lac. Elle continue dans la montagne pour rejoindre la route de Chiquinquira beaucoup plus au Nord (piste en bon état). Si vous choisissez d’éviter le lac de Neusa, dirigez-vous vers Sutatausa (19 km, jetez un coup d’œil aux peintures murales du 17ème à l’intérieur de l’Eglise) puis Cucunuba (18 km), avant de rentrer à Bogotá (63 km) via Chocontá qui rejoint la « Carretera Central del Norte ».
Guatavita - Lac de Tominé - Laguna de Guatavita - La Calera
Sortir de Bogotá par l’autoroute du Nord en direction de Tunja jusqu’à l’embranchement à droite vers Sesquile (à environ 1h de Bogotá et 50 km). Après ce bourg, la route longe le Lac de Tominé où de nombreux centres nautiques privés permettent de pratiquer la voile et la planche à voile. A 8 km de Sesquile, sur la gauche, une piste de 5 km, praticable (sauf après de grosses pluies), conduit à la Laguna de Guatavita, ancien centre cérémoniel muisca et haut lieu de la légende de l’El Dorado (parking surveillé et restaurant champêtre).
La forme parfaitement circulaire de la lagune, son aspect de lac de cratère et la croyance indienne qu’un énorme dieu doré y serait descendu du ciel, tout laisse à supposer qu’un météorite gigantesque y serait tombé il y a quelques 2.000 ans!
La Légende de l’ « El Dorado » et de la « Cacica » infidèle:
Selon une légende des muiscas, populations qui occupèrent la Cordillère Orientale, il était une fois une princesse, épouse du Cacique (chef de tribu) de Guatavita, qui commit l’impudence de tromper son noble époux avec un jeune guerrier. Le cacique, outragé, se vengea en tuant son adversaire et en obligeant la « Cacica » à avaler au cours d’un banquet les attributs génitaux de son amant défunt! La belle dame dut s’exécuter en public puis, de honte et de désespoir, se jeta avec sa fille au fond de la lagune de Guatavita dont elle émergea une fois en versant des larmes vertes qui se cristallisèrent et devinrent des émeraudes...
Le cacique, repenti, essaya bien de faire remonter sa femme et sa fille à la surface, mais le petit dragon qui commandait la ville toute blanche au fond du lac s’y opposa: la princesse pourrait éventuellement remonter mais la petite fille deviendrait aveugle. Le Cacique dut donc se résigner et décida de rendre hommage chaque année à sa femme et à sa fille disparues: le corps enduit de résine sur laquelle on lui projetait de la poudre d’or (d’où le nom de « El Dorado »), il entrait dans la lagune sur un radeau de joncs, accompagné de quelques prêtres. Arrivé au centre du lac, il plongeait dans les eaux pour se purifier et rendre hommage aux dieux et à ses femmes en jetant des offrandes ou « tunjos » qui étaient souvent des pièces d ‘orfèvrerie...
Pendant ce temps, sur les rives, les indiens amassés pratiquaient leurs propres offrandes et prières, d’abord en silence puis au son des tambours lorsque le Cacique sortait de l’eau.
Après la mort du Cacique, cette cérémonie devint le rituel sacré d’intronisation des Caciques à l’issue de leur période d’apprentissage et c’est ainsi que les espagnols entendirent parler de l’ « El Dorado » et de la lagune où reposaient toutes les offrandes en or, ce qui excita leur convoitise.
En 1578, un riche marchand espagnol, Antonio de Sepúlveda, obtint l’autorisation royale de drainer le lac en creusant une brèche dans l’une des parois du cratère. Ce déploiement de forces humaines (les esclaves indiens) et financières se solda par la découverte de 232 pesos et 10 gr d’or pur! Sepúlveda mourut dans un dépouillement total…
A la fin du 19ème siècle et au début de celui-ci, une société anglaise engagea 40.000 livres pour drainer à son tour le fond du lac. Les quelques pièces d’or, d’émeraudes et de céramiques trouvées ne suffirent pas non plus à compenser l’énorme investissement et cette société fit faillite, elle aussi!...
L’ancienne ville de Guatavita repose sous les eaux du barrage de Tominé. La ville nouvelle, bâtie selon des conceptions architecturales alliant le style colonial et des formes plus modernes fut inaugurée en 1968. Quelque peu artificielle mais néanmoins impressionnante, elle comporte des arènes, un petit musée d’art religieux, des restaurants typiques et boutiques d’artisanat autour de sa grande place. Le marché du dimanche matin est assez intéressant à voir (58 km de Bogotá).
Vous rentrerez à Bogotá par la route de La Calera (à 15 km de la capitale) qui offre une superbe vue panoramique aux abords de la viIle. Cette route est également jonchée de restaurants où il peut être agréable de déjeuner les fins de semaine.
Le Lac de Sisga
Un peu plus au Nord sur la route en direction de Tunja et à 75 km de Bogotá (1h30 de route), prenez une petite route à droite avant le pont qui traverse le barrage. Cette piste carrossable vous fait faire le tour du lac et vous ramène sur une route goudronnée avec deux options: à droite vous irez vers Macheta jusqu’aux bains thermaux « Los VoIcanes », tandis qu’à gauche vous retrouverez quelques kilomètres plus loin la route principale de Tunja.
Ce lac est très apprécié pour son calme et sa beauté et les amateurs peuvent y pratiquer la pêche à la truite.
A environ 5 km du début de la piste, vous trouverez en contrebas de la route une petite auberge où vous pourrez déjeuner et louer une barque.
Le petit train de la Sabana
Il relie Bogotá à Nemocon (autre petite ville qui s’est développée autour d’une mine de sel). Essayez de visiter la chapelle à l’intérieur de la mine: beaucoup plus modeste que la cathédrale de Zipaquira, elle est néanmoins pleine de charme.
Ce petit train traverse la Sabana de Bogotá et vous en fera découvrir la beauté des paysages. Trois catégories de sièges, une ambiance très folklorique incluant « papayera » ou autre orchestre et une restauration rapide qui peut être servie sur place, font de cette excursion une expérience peu commune mais un peu longue (comptez 2h45 pour parcourir les 60 kms). En fait, certains s’arrangent pour ne faire que l’un des deux trajets, généralement l’aller, et rentrent en voitures particulières de Nemocon.
Le train ne circule que les dimanches et jours fériés.
Salto de Tequendama - Zoo de Santacruz
Prenez la direction du Sud, vers Melgar et Girardot. A la sortie de la ville, avant la côte menant au premier péage, un embranchement sur la droite conduit vers El colegio. 25 km plus loin vous accédez aux chutes du Rio Bogotá (157m de haut), le fameux « Salto del Tequendama » dont le nom, étroitement lié à la mythologie chibcha, évoque toutes sortes de légendes.
La légende du « Salto de Tequendama » ( légende Chibcha)
Il y a très longtemps, la sabana de Bogotá était couverte d’eau et formait un immense lac. La légende chibcha raconte que Chibchacún, dieu protecteur des agriculteurs, voyant que les gens n’adoraient plus leurs dieux, passaient leur temps à se battre et abandonnaient leurs cultures, se mit en colère et décida de les punir en faisant déverser de grandes pluies, provoquant le débordement des rivières Sopo et Tibitoc et l’innondation de toute la sabana. Les chibchas affamés et fatigués durent se réfugier dans les collines, demandant pardon pour leurs offenses, mais le déluge continuait. Bochica, « le héro civilisateur », qui se promenait sur son arc en-ciel, entendit leurs supplications, leurs chants et leurs prières et eut pitié de son peuple, jugeant que cette punition était bien trop sévère. Il ouvrit une faille dans les rocs avec sa baguette en or, permettant le déversement des eaux du haut de la falaise et formant ainsi ce qu’on appelle de nos jours El Salto del Tequendama, gigantesque cascade située au sud de Bogotá.
La légende raconte aussi que Bochica condamna alors Chibchacún à porter le globe terrestre sur ses épaules. Et c’est quand Chibchacún se fatigue et change la terre d’épaule que surviennent les tremblements de terre.
En remerciement, le peuple chibcha organisait régulièrement à Bacatá (=Bogotá actuellement) des fêtes en l’honneur de Bochica qui les avait sauvés du déluge.
Le spectacle est très beau mais la forte pollution de la rivière génère une odeur assez désagréable.10 km plus loin vous trouverez le zoo de Santa Cruz qui abrite une centaine de races d’animaux. Il est ouvert tous les jours, de 7h à 18h.
Fusagasugá
Toujours par la grande route de Melgar et Girardot, et à 64 km seulement de Bogotá, Fusagasugá est déjà la porte de ce que l’on appelle ici « les terres chaudes ».
Ses 1.730 m d’altitude et 19°C sont propices à la culture du café (la liqueur de café Coloma en vient), et vous serez surpris d’accéder aussi rapidement à une végétation tropicale (d’où sa réputation de « ville jardin »).
L’un des attraits de cette petite bourgade est la « Hacienda La Clarita », à 4 km vers la sortie Nord (direction de Sibate). Il s’agit d’une superbe collection d’orchidées, véritable passion de Doña Berta Hernandez, épouse du Président Mariano Ospina. Vous pourrez également en acheter sur place. La ville s’enorgueillit aussi d’avoir vu naître Luis Herrera, champion cycliste et gloire nationale. Il n’y a malheureusement pas d’endroit à recommander pour une halte-déjeuner et il est donc préférable de rentrer sur Bogotá via Sibate pour connaître un autre paysage.
Girardot ( 130 km de Bogotá) – Melgar ( 104 km de Bogotá)
Lieux de villégiature préférés des “bogotanos”, accesible par l’autoroute du sud ou par la route de La Mesa – Anapoima.
Situées en pleines « terres chaudes », vous pourrez y louer une « finca » avec piscine et employée de maison ( généralement, les familles se regroupent à deux ou trois) pour les fins de semaine, ou choisir l’un des nombreux hotels-resorts qui proposent des forfaits dans les journaux. A 290 m d’altitude, il fait très chaud et humide et vous n’aurez d’autre envie que de lézarder au bord d’une piscine. Attendez-vous aussi aux moustiques en fin d’après-midi !
VERS L’EST
Parc national de Chingaza
A 50 km de Bogotá, ce parc couvre une superficie de 500 km2 et attire bon nombre d’amoureux de la nature pour la beauté de son « paramo » et de ses lacs de montagne à 3.270 m d’altitude. La meilleure période pour le visiter se situe en saison sèche, théoriquement de décembre à février. Vous aurez besoin pour cela d’un permis de l’Inderena à Bogotá. Prenez la route de La Calera. A la sortie du village, à droite, une piste de 47 km vous conduira au parc.
VERS L’OUEST
La Mesa – Anapoima.
Prendre l’Avenue Eldorado pratiquement jusqu’à l’aéroport et suivre les indications pour Fontibón, Mosquera. Ces localités n’ont rien de particulier mais vous verrez un autre aspect de La Sabana, un peu plus sauvage que vers le Nord. La route est assez belle et les restaurants sympathiques n’y manquent pas.
A Mosquera, un embranchement sur la gauche mène à La Mesa, Anapoima et rejoint Girardot. Anapoima, est un autre lieu de prédilection des Bogotanos pour les fins de semaine, attirés par son « climat de l’éternelle jeunesse ». A 87km de Bogotá (lh30) on s’y presse dans les fincas ou les clubs privés de Chicala ou Club Campestre car les journées sont chaudes, les nuits fraîches et sans moustiques.

