LES FRUITS LES PLUS COURANTS DE COLOMBIE

On retrouve en Colombie de très nombreux fruits tropicaux, à part l’ananas (« piña »), les bananes (« bananos »), les noix de coco (« cocos ») ou les oranges (« naranjas ») connus de tous. En voici les principaux :

 

ANON et CHIRIMOYA

Fruits originaires des Andes de l'espèce qu'on nomme dans les îles françaises « pomme canelle » sont de la même famille que la « guanabana » mais plus petits. Ils se ressemblent, l’un est lisse (chirimoya) et l’autre rugueux comme la « guanabana » (anon). S'achètent souvent durs. Il faut donc les faire mûrir enveloppés dans un journal.

La peau est d'un vert terne, couleur artichaut. L'anon est comme brodé de compartiments en forme d'écailles. Sa chair est blanche, douce, sucrée et légèrement grumeleuse. Les graines qu'elle renferme sont dures, noires et brillantes d'une taille proche d'un haricot sec et sont toxiques en cas d'ingestion à forte dose. Le fruit est prêt à être consommé lorsque les « écailles » deviennent molles, souples et qu'elles se détachent sous la pression du doigt ; on l'ouvre alors en deux et on déguste sa chair crue à la cuillère. Ce fruit très sucré est source de vitamines B1, B2, Calcium, Phosphore et fer.

CURUBA (fruit typique de Bogotá)

Il pourrait ressembler extérieurement à un gros cornichon ou un petit concombre ! Il s'achète le plus jaune possible avec une peau fine pour qu'il soit mûr. Peut se consommer frais à la cuillère (saveur légèrement âpre) ou plutôt en jus avec du lait : enlever la peau, mettre la chair crue dans la « licuadora » avec du lait ou mi-lait - mi-eau, battre et passer au tamis. La « curuba » est réputée de conservation relativement longue.

 

FEIJOA

Pour la petite histoire, le feijoa est un arbre fruitier originaire de la zone subtropicale d'Amérique du Sud. Le botaniste allemand Otto Karl Berg a nommé le Feija en hommage au naturaliste brésilien Joao da Silva Feijo. Le fruit, du même nom que l'arbre, a une peau cireuse d'un vert bleuté mat et tire sur le jaune-vert à maturité. Sa pulpe juteuse est blanche translucide, de texture légèrement granuleuse avec de nombreux pépins non-gênants. La feijoa, riche en vitamines C et B, est un mélange de saveurs rappelant l'ananas, la goyave, la banane et la fraise des bois. Le fruit peut être consommé frais, à la petite cuillère après l'avoir coupé en deux ou incorporé aux salades de fruits (pelé) ainsi qu'en sorbet ou en confiture (un délice !). Trop mûre, la feijoa prend un goût désagréable de térébenthine !

GRANADILLA (grenadille douce)

De la famille des fruits de la passion, orangée, c'est un fruit très doux qui se mange à la cuillère (pépins compris, soit entiers, soit mastiqués) après avoir ouvert la tête (comme un oeuf à la coque). Plus elle est lourde, plus elle a de jus. Il vaut mieux l'acheter sans tache. Le jus (sans pépins) se donne aux bébés qui sont constipés.

GUAMO

Ressemble extérieurement à un grand haricot marron. À l’ouverture de la gousse, les pépins sont entourés d’une chair blanche et cotonneuse, que l’on suce tout simplement.

GUANABANA ( corossol)

Gros fruit vert à chair blanche. Il est très fragile et doit se consommer rapidement lorsqu’il est mûr, soit à la main, soit en jus (attention : séparer les pépins de la chair avant de battre !) avec du lait. Un vrai bonheur ! Une pâtisserie typique : le « meringon » : meringue avec chair de guanabana et chantilly. A essayer ! Idée de recette : Le sorbet au corossol : peler et épépiner le corossol, turbiner le fruit avec un jus de citron vert + 20g sucre glace et quelques gouttes d'essence de banane (facultatif), mettre au congélateur et attendre au moins 2h avant de servir.

GUAYABA (goyave)

Deux types de goyave : la goyave dite « poire » et la goyave dite sauvage, plus commune et plus petite. La choisir bien lisse, tendre au toucher mais pas molle. Sa peau ne doit pas être abîmée ni trop tachée. Les fruits à peau jaune possèdent en règle générale une chair plus sucrée et parfumée à ceux à peau verte. Il vaut mieux la conserver à température ambiante si elle n'est pas mûre à point, sinon, comme elle est très fragile, elle ne doit jamais passer plus de deux jours dans un bac à légumes du réfrigérateur, sans quoi sa chair deviendra dure. Elle a des qualités médicinales reconnues : elle est anti-diarrhéique et riche en vitamine A, B et C (sa peau contient près de 5 fois plus de vitamine C qu'une orange). Elle apporte aussi une bonne quantité de calcium (ce qui est rare pour un fruit), magnésium, fer et surtout potassium qui lui confère des vertus diurétiques. La ville de Velez, située au nord de Villa-de-Leyva, est réputée pour sa fabrication de pâte de fruits de goyave, typique en Colombie: le « bocadillo ». Ce fruit peut se manger nature ou en jus, en sorbet ou en sirop. La gelée de goyave est très appréciée dans les pâtisseries diverses. Le jus de goyave peut être blanc ou rose.

HIGO (fruit du cactus ou « figue de barbarie »)

Ce petit fruit de forme ovoïde, mesurant 5 à 8 cm de longueur, est facilement identifiable grâce aux fines épines qui couvrent sa peau verte et assez épaisse. Le fruit se consomme pelé après avoir coupé la tête et la queue. Puis se coupe en deux dans le sens de la longueur : se mange généralement cru, les pépins sont un peu durs, mais on peut en faire une gelée très agréable et de la pâte de fruit. La pulpe est orange quand le fruit est mûr. C'est un fruit riche en vitamine C. Au Mexique, c'est avec le « higo » que l'on fabrique la Téquila !

LIMA

De la famille de la mandarine, se consomme nature ou en jus de fruits. Peut-être un peu plus acide que la mandarine ou l'orange que l'on connaît.

LULO

Ressemble un peu à une tomate orange. Il est mûr si la peau est plutôt molle. Sa pulpe est verte et sa saveur est légèrement acide. Il contient un grand nombre de vitamines mais aussi du calcium et du phosphore. Se consomme en jus : peler les fruits, mettre la chair dans la « licuadora » avec de l’eau et du sucre puis passer au tamis. Délicieusement acide !

MAMEY

Appartient à la famille des sapotacées comme le « zapote costeño » et le « nispero ». De peau marron, en forme de grosse pomme de terre, sa chair orangée et fibreuse ressemble un peu à la mangue. Se mange cru à la main.

MAMONCILLO

Petit fruit rond et vert, souvent vendu aux carrefours dans la rue, possède un gros noyau que l’on suce. Attention donc de ne pas le faire consommer par les jeunes enfants (risque d’étouffement).

MANGO (mangue)

Il en existe de nombreuses variétés dont deux sont plus connues : La plus sucrée et parfumée est la « mango de azucar », toute petite, sans fibre. Se mange comme ça, même avec sa peau si l’on veut. Il semblerait que les colombiens la préfèrent à la mangue « Tommy », plus grosse, plus charnue, mais souvent assez fibreuse. Cette dernière se consomme en fruit à la main, dans les salades de fruits ou en jus lorsqu’elle est mûre. Verte, elle est rafraichissante coupée en dés avec du citron et du sel et se mange ainsi à la main. Mi verte – mi mûre (dite « biche ») elle est délicieuse en « ceviche », coupée en dés ou en lamelles avec un filet de citron vert et d'huile d'olive, oignon et « cilantro » (coriandre) hâchés, sel, poivre et un peu de piment!

MARACUYA

(fruit de la passion) Pour le choisir, il faut bien faire attention à sa couleur (jaune) et son poids car plus il est lourd, plus on est sûr d'avoir du jus ! Le jus se fait avec la chair crue battue avec de l’eau (pas de lait, car l’acidité du fruit le « couperait ») et du sucre puis passé au tamis. Base de nombreux desserts délicieusement acidulés. Petite recette de Sylvie B. : mousse de « maracuya » : - 1 pot de lait concentré sucré - même quantité de crème fraîche - même quantité de lait frais - 1 feuille de gélatine (Royal) - le jus d'un ou deux maxi maracuya (obtenu sans adjonction d’eau et tamisé). Passer le tout à la « licuadora », puis laisser au frais pour que ça prenne. Remarque : cette recette peut également se faire avec du jus de « curuba ». Par ailleurs, il paraît que la « maracuya » se marie bien avec la Vodka dans les coctails! Avis aux amateurs !

MARAÑON (noix de cajou)

La noix de cajou ou pomme cajou est un fruit tropical dont on ne consomme généralement que l'amande grillée. Il faut savoir que la pulpe du fruit est également comestible, mais, un peu âpre, elle est rarement consommée !

NISPERO

Ce fruit sud-américain est complètement différent des « nisperos » japonais et européen. Sorte de sapotacée, au même titre que le « mamey » et le « zapote costeño », sa chair brun foncé se consomme en jus au lait avec du sucre.

PAPAYA (papaye)

Il en existe ici 2 variétés dont l’une est plus petite et sucrée : la « papaya hawaiana ». L’autre plus grande a parfois une odeur assez forte. Cette dernière se mange en dés ou en tranches avec un filet de citron vert quand elle est mûre. Très digestive, parfois trop en cas d’excès ! Recette typique de la côte atlantique : salade de papaye verte (bien verte !) pelée et coupée en lamelles avec citron, oignon hâché, œufs durs en fines tranches, sel, huile et bien poivrée !

PAPAYUELA dite « papaye de terre froide »

Petite papaye jaune clair qui se consomme en « dulce de papayuela » : cuite en lamelles avec du sucre.

PITAYA

Fruit tropical de la même famille que le cactus, il ressemble au « higo » extérieurement par sa peau épaisse, mais jaune. Il est cultivé en Colombie depuis les années 80. La chair blanc grisâtre, délicate et très sucrée, se consomme à la cuillère directement après avoir coupé le fruit en deux. Attention, ne pas en abuser : accélère beaucoup le transit intestinal !

POMAROSA (pomme rose)

Petit fruit rond de la taille d’une grosse cerise, creux, à peau fine et lisse de couleur jaune pâle. Sa pulpe est jaune-rosé, de saveur délicate et très parfumée, rappelant celui de la rose. Elle se mange fraîche en général ou cuite en confiture, en gelée, en punch ou en infusions avec d’autres fruits frais.

TAMARINDO (tamarin)

La pulpe brune sucrée et acide se trouve dans une gousse brun clair. Mais dans les supermarchés, elle se vend prête à l’emploi, en sachets, dénuée de gousse et de pépins. On l’utilise en jus avec de l’eau, de la glace et du sucre, très rafraichissant. Ses propriétés laxatives sont à connaitre : attention aux excès ! Sur la côte atlantique, les « bolas de tamarindo » (mélange de pulpe crue et de sucre cristallisé) font le délice des petits… et des grands. Il est aussi utilisé dans la composition de sauces aigre-douces pour accompagner les viandes blanches, comme le porc et le poulet.

TOMATE DE ARBOL (tomate d’arbre)

C'est un fruit de la même famille que la tomate, de la forme d'une grosse prune allongée. On trouve trois types de « tomate de arbol »: rouge, la plus commune ; jaune, elle a beaucoup de goût, et violette aussi. Se consomme surtout en jus (idéal pour les régimes amaigrissants !!) mais aussi en dessert (compotes) ou fraîche. Pour le jus, faire cuire un peu les fruits pelés, les mettre dans la « licuadora » avec de l’eau et du sucre à volonté, battre, puis passer au tamis. Se boit frais.

TOROMBOLO (carambole)

La carambole est jaune clair et possède 5 à 6 côtes ce qui lui donne l'aspect d'une étoile lorsqu'elle est coupée. La chair est croquante et juteuse, légèrement acidulée et renferme des petites graines brunes. Lorsque la carambole est bien mûre, la peau jaune devient légèrement dorée et les pointes commencent à brunir. Elle peut se manger nature avec du sucre ou du miel ou travaillée en sorbet, compote ou confiture. Elle est aussi utilisée dans les salades de fruits ou salades salées. Elle peut être pelée ou non. Attention la carambole est diurétique !

UCHUVA (physalis)

C'est un fruit originaire des Andes. La Colombie en est le premier producteur mondial. Sa culture se fait en altitude (1800 m / 2800 m). C'est une baie charnue un peu acide mais riche en vitamines A et C ainsi qu'en fer et phosphore. Ce fruit décoratif se consomme frais. On peu aussi en faire des confitures ou clafoutis.

ZAPOTE COSTEÑO

Délicieuse fierté des « costeños » de la côte atlantique colombienne! Il a une forme proche de l'avocat et est de couleur marron clair. Sa chair est orange vif. Il doit-être un peu mou pour être consommé. La pulpe douce et très sucrée se mange à la cuillère une fois ses grandes graines brunes ôtées. Il se prépare le plus souvent en jus épais et crémeux: mettre dans la « licuadora » de la chair de « zapote », du sucre, du lait et battre vivement. Se boit très frais.