FESTIVAL NATIONAL DE LA CUMBIA

Il est né grâce au maître José Benito Barros en 1970 à « El Banco », ville connue comme  « el emperio de la Cumbia », située au confluent des fleuves Cesar et Magdalena.
Tous les ans, durant la dernière semaine du mois de juin, a lieu cette fête folklorique colorée et typique de la côte atlantique colombienne, au son des tambours, flûtes de mil, gaitas, accordeons, maracas, guacharacas et autres instruments locaux. Durant ces festivités, la règle est qu’il n’existe aucune barrière sociale ou politique.
La cumbia est la « danse des esclaves ». Initialement elle rendait culte aux ancêtres indigènes ou africains et a largement participé à l’intégration multi-ethnique de la région. Ses origines remontent à la « traite des noirs » africains : les « cumbas » seraient les parents des palenqués caraibes.
La danse s’organisait en ronde autours d’un arbre illuminé, symbole du dieu  Yoruba ouvrant le chemin vers les défunts.
Elle continue actuellement à se danser en cercle, parfois autour d’un feu, les danseurs tournant sur eux-mêmes dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, en couple mais sans jamais se toucher. La femme majestueuse et souriante, balançant rythmiquement ses hanches, élève d’une main des petits paquets de bougies allumées ou une antorche et de l’autre tient sa longue jupe qu’elle fait tournoyer.L’homme, vêtu de blanc, son chapeau de paille à la main, semble essayer de séduire sa partenaire qui parait ne pas y prêter attention et se dérobe. Le pas est saccadé, comme si les danseurs avaient un pied attaché, symbolisant les chaines des esclaves. Les esclaves disaient : "Las cadenas nos esclavizan pero la danza nos libera".
Le festival rassemble grands et petits et aide à la perpétuation de la musique populaire colombienne et du folklore de la côte atlantique.
Ces festivités font partie du patrimoine culturel de la côte caraibe.
À voir, à vivre et ... à danser au son des tambours !

Nicole Benoit.