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Bogotá-Accueil soutient différentes associations de bienfaisance ayant toutes un lien avec la France ou la francophonie. Elles sont actuellement au nombre de huit.
SOCIETE FRANÇAISE DE BIENFAISANCE
La Société Française de Bienfaisance ou « Fundación de Beneficencia Fancesa en Colombia» est une association sans but lucratif, politiquement, confessionnellement et philosophiquement neutre.
Fondée il y a plus de 50 ans, elle a pour but de secourir les français défavorisés, résidant en Colombie.
Son comité est constitué de personnes entièrement bénévoles. De droit local, elle est inscrite à la “Camara de Comercio de Bogotá” et à la “Secretaria General de la Alcadia Mayor de Bogotá”
Les ressources proviennent des cotisations des membres actifs et de dons de bienfaiteurs. Une subvention du gouvernement français est versée annuellement, raison pour laquelle l'ambassade de France a un droit de regard sur la gestion menée.
La mission de la Société de Bienfaisance consiste à aider de manière ponctuelle (et régulière dans certains cas extrêmes) les personnes en difficultés financières manquant du minimum vital.
Il s'agit de personnes âgées, de femmes seules à charge de famille, d'enfants souffrant de maltraitance, de malades sans couverture sociale, d'invalides, d'handicapés, d'indigents, sans oublier les prisonniers ainsi que notre participation aux frais de décès d'un ressortissant français.
Nous essayons d'accompagner cette aide financière d'un soutien moral.
Tous les dons sont acceptés avec reconnaissance. L'engagement de notre Société a besoin, plus que jamais, de votre soutien financier.
Vous pouvez nous joindre au 6 55 75 60.
Martine AUBARET Présidente
Pour répondre à l'appel de l'évêque de Bogotá, cinq soeurs de l’œuvre de Saint Raphaël-France dont mère Marie Denise Leprince, partent en 1947 fonder l’œuvre en Colombie. La branche colombienne devient autonome en 1972 et gère actuellement six maisons maternelles.
En tenant compte du contexte du pays ainsi que des exigences du gouvernement, les religieuses se donnent entièrement à leur mission: aider les mères seules et leurs enfants. L’œuvre est connue en Colombie et appréciée de tous.
Les foyers Saint-Raphaël proposent des services aux familles du secteur, moyennant une modeste contribution : crèches, garderies, jardins d'enfants et pré-scolaires.
Les sommes perçues contribuent au financement des activités. Cela permet aux mères de travailler ou de suivre une formation dans la journée et cela facilite en même temps l'intégration des enfants de l’œuvre.
L’œuvre de Saint-Raphaël en Colombie ne bénéficie d'aucune aide officielle. Ses ressources financières proviennent :
- pour une modeste part de la participation des mères en fonction de leurs possibilités,
- pour une part plus importante du travail des religieuses,
- et essentiellement de dons.
L'organisation d'ateliers de tricot, d’art floral et d'artisanat sont une priorité permanente depuis la fondation d'autant que leur production est très appréciée en Colombie et en France (vente sur catalogue).
Toutes ces activités ne sont pas réalisées à un niveau industriel mais simplement permettent aux mères de prendre goût au travail et d'acquérir une formation.
L'atelier de boulangerie permet un apprentissage et l'insertion des mères dans le monde du travail.
Les cours de boulangerie et d'art floral sont donnés par des bénévoles.
Toutes ces activités permettent aux mères d'avoir une activité professionnelle, donc un meilleur avenir pour elles et pour leurs enfants.
La congrégation des "filles du cœur miséricordieux de Marie” a été fondée en france en 1891 par un prêtre eudiste Joseph Dauphin et par mère Blanche Frichot. La mission apostolique de l'oeuvre Saint-Raphaël était de venir en aide aux mères célibataires et à leurs enfants.
Grâce à la générosité des parents adoptifs d'enfants colombiens, l'association Saint Raphaël-France a pu réaliser des projets à Bogotá, Cali et plus récemment à Medellin où une crèche a été construite.
D'une superficie de 500m², elle peut accueillir 60 enfants jusqu'à 4 ans. Quinze places sont réservées aux enfants venant de l'extérieur afin de contribuer à son autofinancement.
Mais, notre soutien ne doit pas s'arrêter là ! Nous devons continuer à aider l'oeuvre Saint Raphaël Colombie à développer de nouvelles structures d'accueil pour que ces jeunes femmes et leurs enfants retrouvent goût à la vie.
Filles du Coeur Miséricordieux de Marie
Cr 66A # 49A - 66 - Bogotá - Tel: 295 18 48
Süzel Albert Isambart est née le 10 mars 1928 et a quitté sa Bretagne natale, il y a plus de cinquante-deux ans, pour suivre en Colombie une famille d’expatriés français dont elle était la préceptrice. Lorsque ses employeurs sont repartis pour l’hexagone, Süzel a décidé de rester à Bogotá. Devenue professeur de français, elle a enseigné pendant trente-trois ans ans dans des lycées prestigieux tels que Nueva Grenada, le Gimnasio femenino, San Patricio, mais aussi à l’Université Javeriana. Puis, la retraite arrivant, elle décide de venir au secours des plus malheureux, en particulier à travers l’association « Abuelita Süzel pour l’aide aux enfants démunis de Colombie ». Son champ d’action est ample :
- depuis 1998 elle aide des familles dans leurs démarches d’adoption. Près de trois mille enfants colombiens sont « adoptables » chaque année, et des milliers de couples, français ou européens, ne demandent qu’à leur offrir un nouveau foyer. Abuelita Süzel a ainsi déjà permis l’adoption de 611 petits colombiens sur le vieux continent, et principalement en France.
- chaque année, l’Abuelita Süzel se déguise en Père Noël pour offrir des cadeaux (cahiers, crayons, vêtements, jouets … sans oublier les friandises) aux enfants du bidonville de Cota et aux petits patients de l’Institut de Cancérologie de Bogotá. En dix ans 1500 enfants démunis ont ainsi ainsi eu droit, eux aussi, à de véritables fêtes de fin d’année. En 2003, Abuelita Süzel a élargi sa tournée au bidonville de Chorillo, pour le plus grand bonheur de 92 enfants supplémentaires.
- à travers des programmes à moyen et à long terme dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la nutrition, son association aide quotidiennement des familles en grande précarité.
- elle prend en charge les frais de scolarité des jeunes des milieux défavorisés et contribue à l’achat des fournitures et des uniformes obligatoires, participe au paiement du transport et de la cantine, notamment pour six enfants sourds et muets, scolarisés à l’Institut colombien de l’audition et du langage (Ical) et à l’Institut des filles de la Sagesse.
- elle soutient les familles de déplacés dans les quartiers de Cazuca et de Cota en leur apportant nourriture et vêtements, souvent réalisés par les habitants du quartier eux-mêmes.
- elle contribue même à l’alimentation en eau potable de deux bidonvilles du sud de Bogotá, en finançant chaque semaine l’envoi d’un camion citerne… Sans compter de nombreuses autres actions ponctuelles... Elle devient ainsi la bienfaitrice de plusieurs quartier pauvre de Bogotá.
Pour aider Abuelita Süzel appelez au 864 01 31. Si vous avez des vieux vêtements, des vieux meubles en bon état mais qui ne servent plus, des jouets non cassés, ou de toute autre chose ... elle viendra directement chercher à votre domicile les choses dont vous n’aurez plus besoin et qui vous encombrent.
ASSOCIATION MISSION ENFANCE - NIÑOS DEL PARAISO
MISSION ENFANCE est une organisation humanitaire de solidarité internationale dont l'objet statutaire est de « Porter secours, dans le monde, aux enfants en détresse »
MISSION ENFANCE est présente en Colombie depuis 1996 d'abord avec un programme de soutien alimentaire et depuis 1998 à travers la création et le fonctionnement de ludothèques.
1 - Définition de la ludothèque:
Nom qui vient du latin ludus (jeux) et du grec teke (entrepôt). La ludothèque définit donc un endroit où une quantité de jeux et jouets sont mis à la disposition de personnes pour un temps limité à travers le prêt sur place ou à domicile.
La ludothèque est un espace ouvert à toutes personnes de 0 à 99 ans pour s'amuser, se distraire mais aussi apprendre, grandir et partager en jouant.
2 - Les fonctions:
- Ludique: pour le plaisir des grands et des petits.
- Educative: la ludothèque crée un climat de plaisir propice à l'apprentissage : jouer s'est apprendre à penser.
- Sociale: apprendre les règles de la vie à travers le jeu : communiquer, partager, respecter…
- Préventive: on dit que la ludothèque “rivalise” avec la rue et ses dangers: délinquance, drogue, solitude…Offrir l'opportunité à un enfant ou un jeune de jouer, s'amuser et de rire aidera peut être à la formation d'un adulte mieux préparé pour affronter la vie.
- Culturelle: le jeu et les fêtes permettent de recompiler et transmettre les valeurs culturelles d'un peuple.
3 - Projets en Colombie:
Actuellement MISSION ENFANCE soutient sept ludothèques dans l'ensemble de la Colombie:
- Bogotá: dans le quartier de Paraíso-Mirador à Ciudad Bolívar où fonctionne une ludothèque et une petite bibliothèque. Une moyenne de 1900 personnes par mois fréquente cet endroit.
- La Uvita (Boyacá), la ludothèque accueille en moyennes 550 personnes par mois.
- Santa Marta il y a deux ludothèques, qui accueillent en moyenne 1000 personnes par mois.
- Amazonie : deux ludothèques viennent d'être inaugurées : une à Leticia et une autre à deux heures de bateau sur le fleuve Amazone à Puerto Nariño.
- Choco à Condoto une ludothèque est en construction et en attendant son ouverture la ludothécaire se rends en moto-taxi avec la «ludo-caisse» dans les institutions scolaires et les crèches pour jouer avec les enfants.
4 - Financement :
Ces projets sont financés en grande partie par Mission Enfance mais aussi grâce à des accords signés avec des institutions publiques (mairie, conseils généraux) qui permettent de co-financer certains projets.
Nous recevons aussi des donations d'institutions privées, de l’Ambassade de France, de Bogotá-Accueil, d'amis qui se matérialisent aussi bien sous forme d'argent, de matériels didactique, ludique, d'ateliers, de temps libre.
“Un enfant qui ne joue pas, a une épine dans le pied ou dans le coeur.”
Mission enfance
Carrera 5 # 27 - 27 Of. 203
Telefax: 342 03 43
mission.paraiso@gmail.com
EL DERECHO A CAMINAR -
FONDATION POUR LES ENFANTS AMPUTÉS (« POUR LE DROIT DE MARCHER »)
La Fondation pour le droit de marcher contribue par un soutien économique et technique à la fabrication de prothèses de haute qualité qui sont offertes principalement à des enfants victimes de mines antipersonnelles ou d'accidents divers et qui ne bénéficient pas de ressources économiques ni d'appui de l'Etat pour améliorer leur situation.
Nous sommes une institution à but non lucratif, d'utilité publique, qui soutient les enfants et jeunes de faibles ressources, de différentes régions du pays, qui à cause de la guerre, du cancer ou d'accidents ont dû être amputés de leurs membres inférieurs.
Cette Fondation a été créée à l'initiative du citoyen français Jean Charles Derien, qui a lui même été amputé de la jambe gauche à l'âge de 18 ans. Après avoir réussi sur les plans personnel, sportif et professionnel, il a voulu transmettre son expérience aux enfants colombiens amputés et non seulement leur offrir une prothèse de haute qualité mais aussi la promesse d'une vie réussie.
Nos principaux objectifs sont de créer les conditions permettant de produire des prothèses de haute qualité, avec la perspective de permettre à des personnes amputées des membres inférieurs d'avoir le droit de marcher. De doter des équipements nécessaires un atelier pour la fabrication de prothèses et autres éléments pour la rééducation. De sensibiliser la communauté pour qu'elle s'engage à soutenir les personnes amputées et surtout pour qu'elle les stimule, les oriente et les forme pour leur réinsertion dans la vie sociale. Egalement offrir la possibilité de former plusieurs personnes amputées pour la fabrication de prothèses.
Au sein de la Fondation, une évaluation médicale du patient est réalisée afin de déterminer sa condition physique, la cause et le type d'amputation. Le patient bénéficie également d'une attention psychologique.
Suite à l'adaptation de la prothèse, a lieu la rééducation, et un contact permanent est maintenu avec le patient pour son évolution et le suivi de ses réussites et/ou difficultés.
De plus, nous disposons de nouvelles thérapies sub-aquatiques, grâce auxquelles le patient sent qu'il peut relever des défis, ce qui est très important car la prothèse n'est qu'un élément de soutien physique, qui ne peut régler les problèmes psychologiques et d'estime de soi. Heureusement, le sport et le divertissement sont des ingrédients essentiels pour une bonne réadaptation physique et psychologique à travers laquelle les enfants apprennent à mieux accepter leur handicap, à connaître leurs limites et à s'adapter à leur situation.
Pour le moment, nous avons distribué plus de 90 prothèses à des personnes de faibles ressources, et ainsi avons amélioré leur qualité de vie.
Pour atteindre cet objectif, nous sollicitons l'aide de particuliers ou de personnes juridiques nationales et internationales.
Vous avez maintenant la possibilité d'aider de nombreux enfants qui se trouvent en difficulté. Grâce à votre généreuse contribution, la Fondation peut relativiser le traumatisme d'une mutilation.
Notre fondation est constituée de la sorte :
Conseil des fondateurs: entité chargée d'établir les politiques à suivre, les lignes les plus en accord avec la mission et la manière d'exécuter les projets de fonctionnement et de financement.
Directeur Exécutif: il se charge de mettre en oeuvre les politiques et les projets, veille au bon fonctionnement et développe les liens inter-institutionnels de la Fondation.
Expert comptable: il veille au bon accomplissement de la mission, des politiques, à la bonne répartition des fonds et des donations ; à l'accomplissement des normes établies de la part des entités qui nous régulent sur le plan fiscal, tributaire, légal et institutionnel.
Professionnels: ce sont des personnes avec une formation dans le domaine de la santé et ils nous apportent leur service en s'occupant des enfants qui bénéficient de notre programme.
CONTACTEZ NOUS! Apartado Aéreo # 002 de Santa Marta, Magdalena (Colombia).
Téléphone: (57) 5 4 21 90 10, Fax: (57) 5 4 21 90 37, E-Mail: derechoacaminar@etb.net.co
Coût des prothèses, pour information, en pesos colombiens:
Prothèse trans-tibiale $ 3.000.000
Prothèse trans-fémorale $ 7.000.000
Prothèse d'articulation des hanches $10.000.000
PROGRAMME MÈRE KANGOUROU – FUNDACIÓN CANGURO
La méthode Mère Kangourou a vu le jour en 1978 en Colombie grâce à une équipe médicale colombienne (sous la direction du Dr Rey Sanabria à l’Instituto Materno-Infantil), puis a été promue et développée par une pédiatre française installée en Colombie, Mme Nathalie Charpak.
Cette méthode consiste à porter les nouveau-nés prématurés et / ou de bas poids à la naissance, directement contre la peau du père ou de la mère 24 heures sur 24.
En effet l’expérience a démontré que le contact physique avec les parents (à tour de rôle) garantit une température idéale et constante pour l’enfant, ce qui est très important pour un prématuré. Les battements du coeur de la mère ainsi que son odeur corporelle rassurent l’enfant (comme s’il s’agissait d’une seconde grossesse), mais aussi la mère qui a besoin de ce contact pour se déculpabiliser de ne pas avoir mené sa grossesse à terme.
Le programme assure la formation des parents à la méthode et un suivi des enfants jusqu’à l’âge de deux ans d’ « âge corrigé », comportant contrôles de poids et développement psychomoteur, alimentation spéciale, examens spécialisés et administration de médicaments essentiels qui ne sont pas couverts par la EPS et consultations avec des spécialistes. Les consultations sont journalières au début, puis s’espacent. Ceci permet d’éviter les séquelles de ces naissances à haut risque et d’assurer un développement des bébés, tant physique que psychologique, tout à fait correct..
L’association doit parfois aussi aider financièrement les mères de bas niveau socio-économique, vivant loin de Bogotá, pour leur transport et leur hébergement. Ces mères sont souvent adolescentes, célibataires, ne pouvant compter sur l’aide de leur famille, ou ayant déjà de nombreux enfants.
Pour aider Nathalie Charpak et son équipe : 608 39 17
Pour en savoir plus sur l’association: www.kangaroo.javeriana.edu.co
Ou sur les règles de la méthode Kangourou validées par l’OMS :
http://www.who.int/reproductive-health/publications/kmc/kmctext.pdf
Créé le 15 novembre 1992, l´auberge “LUISITO”, reçoit et héberge les enfants, provenant de tout le pays, durant leur traitement anti-cancéreux. Les principaux objectifs de cette institution sont d’alimenter, de loger et d’habiller leurs protégés. Elle collabore également à un soutien économique pour les transports et l’achat de certains médicaments. Finalement, si l’enfant décède durant son séjour dans l’Auberge, la famille reçoit une aide funéraire. Tout cela grâce aux donations de particuliers.
L’Institution peut héberger jusqu’à 18 enfants de 0 à 15 ans. Comme l’aspect psychologique est très important dans la récupération de cette maladie, il est permis aux chérubins d’être accompagnés de leur mère ou d’une autre personne féminine.
Tous les après-midi, l’Auberge leur organise des activités éducatives, auxquelles peuvent participer la famille, les amis en visite, ainsi que des collégiens et des étudiants qui font leur pratique universitaire. En plus de l’enseignement d’activités manuelles, des dates importantes sont célébrées comme les anniversaires, la fête des mères, le jour de l’enfance et Noël. Un renforcement scolaire est également établi pour les plus grands, ainsi que leur initiation à l’informatique, sans oublier bien sûr les sorties dans des parcs, au cinéma, dans des musées, etc. Ces activités sont réalisées grâce à un comité de soutien complètement désintéressé, composé de femmes qui dédient plusieurs heures par semaine à ces patients.
Les enfants que l’Auberge “Luisito” accueille sont pour la plupart des patients de l’Institut National de Cancérologie qui viennent pour un traitement intégral. Mais il y a aussi des nouveaux-nés provenant d’institutions comme l’Institut Roosevelt, l’Hôpital San Rafael, l’Hôpital de la Miséricorde. Ils peuvent y séjourner parfois plus d’un an.
L’Auberge est dirigée par madame Lucy de Cortez, présidente, madame Betty de Fajardo, vice-presidente et madame Jaislly Maz, directrice et principale coordinatrice de l’institution.
Coordonnées :
Carrera 8 No. 1 - 12 Sur - Barrio Calvo Sur.
Tel: 333 77 09 / 333 52 38
E-mail: alluisito2@hotmail.com
Blog: http://alberguecancer.space.live.com
UNE ÎLE POUR 240 ENFANTS
Los Laches est un quartier unique au centre-est de Bogotá qui a longtemps été considéré comme l’un des plus dangereux de la ville et qui connaît de nombreux problèmes socio-économiques, les mêmes que tous les secteurs populaires.
L’association chrétienne de femmes de propriétaires d’immeubles y a ouvert un service éducatif pour 20 enfants en 1987. Aujourd’hui, l’école accueille 240 enfants en primaire. Le service éducatif est devenu institution d’éducation formelle et légalisée devant le Ministère de l’Education Nationale.
Considérant le niveau socio-économique et culturel des habitants du secteur, nous pouvons facilement juger de l’effort qu’a représenté une telle réussite ; à commencer par des efforts financiers. Chaque élève paye actuellement 35.350 pesos par mois, ce qui est une charge très lourde pour les parents.
En Colombie, il n’existe pas d’aide gouvernementale pour les écoles privées, aussi, lorsque les parents ne peuvent pas payer, notre petite école est menacée de disparition.
Depuis 20 ans je m’occupe de la direction de l’école. Je me dis souvent : « heureusement que nous avons l’aide de Bogotá-Accueil », parce que chaque année le bureau nous soutient dans nos projets d’aide aux enfants. Cette aide nous sert beaucoup pour améliorer la qualité de notre service éducatif et de plus pour offrir une belle fête de Noël aux 240 enfants.
Cette année nous avons un projet institutionnel qui, au début, semblait irréalisable : les trois institutrices, les parents, les enfants et moi-même souhaitons faire une sortie à Villetá¹, parce que tous les enfants n’ont pas eu la chance, ni l’opportunité de se baigner dans une piscine. Tout d’abord nous devions réunir le budget nécessaire (chaque autobus coûte 500.000 pesos). Mais grâce à l’espoir et la solidarité de tous les amis francophones, notre sortie récréative va pouvoir aboutir.
Malgré toutes les choses qui manquent, l’école est une île de paix et d’affection.

