BARICHARA, LE PLUS JOLI VILLAGE DE COLOMBIE Barichara sur la carte

Barichara est l'endroit idéal pour échapper à la ville agitée. Les gens disent que Barichara est le Villa de Leyva du département de Santander, mais avec une température plus agréable (entre 25 et 28 degrés) et une ambiance plus calme et reposante. Ce village est situé à une altitude de 1.300 mètres.

Il se trouve dans la province de Guane, département de Santander, à 300 km de Bogotá, à environ 6 heures en voiture car la route, même si elle est en bon état, est très sinueuse et empruntée par beaucoup de camions.

Le Santander est un département topographiquement très divers où l’on passe facilement des plateaux arides aux étendues désertiques glacées. Ce département offre un spectacle insoupçonné par le mélange de paysage fleuri et diversifié et de terre cuivrée. Ses habitants sont connus comme « patiamarillos » (les pieds jaunes, allusion à la couleur de la terre), et son économie est basée sur l' agriculture, le commerce, l’artisanat et le tourisme culturel.

Une fois arrivés à Barichara, nous avons devant nous un bel ensemble des maisons bien entretenues et une belle perspective en raison de la pente des rues pavées avec de larges pierres plates. La légende raconte qu'en 1702 un paysan a vu la vierge. Celle-ci est apparue taillée clairement dans une pierre et les habitants ont fait de cette roche un motif d'adoration. C’est ainsi qu’ils ont décidé de construire l'église et de l'offrir à la vierge. Cet événement a poussé don Francisco Pradilla y Ayerbe à fonder un petit village en 1705. La paroisse érigée en 1751 a été initialement nommée Baraflorida, ensuite Baraechada et finalement Barichara, qui signifie "le lieu pour le repos" dans le dialecte Guane qui semble être un dérivé du Chibcha.

Le trait distinctif du village est sans aucun doute l'ensemble de toits de tuile. Barichara est la fusion de trois couleurs : le rouge de ses toits, le blanc de ses façades et le vert des arbres et de balcons. C’est un village qui n'a pas succombé au progrès et dans lequel l'architecture se fond de façon harmonieuse avec le paysage.

Par ses rues de pierre travaillée, son style colonial, ses balcons, ses grandes portes en bois sculpté, le pisé de ses constructions, ses artisans, l’accueil chaleureux de ses habitants et tout particulièrement cette incomparable couleur rougeâtre et jaune, Barichara a reçu le qualificatif de « plus joli village de Colombie » en mai 1975, et en 1978 il a été déclaré Monument National. C’est un bon exemple de développement urbain informel à la manière andalouse, et il présente un bon état de conservation du tracé urbain original, de la construction de la fin du XVIIIe siècle et de l’atmosphère typique de cette époque.

Trois églises méritent d’être mentionnées : la «Cathédrale », en fait « Templo de la Inmaculada Concepcion y Lorenzo Martir » située sur la place principale, construite entre 1760 et 1780 en souvenir de la Vierge apparue sur la roche ; c’est une œuvre unique : un bel édifice de pierre avec un carrelage aux motifs colorés, un temple soutenu par dix colonnes monolithiques taillées, chacune de cinq mètres de hauteur et 70 centimètres de diamètre. Cette église est la fierté des «barichareños » et sa coupole garde une ressemblance avec la Basilique de Saint Pierre du Vatican.

On découvre également sur les hauteurs du village l’église Santa Barbara : magnifique bâtiment de 1800 environ, avec chœur en bois, de couleur blanche. Juste à côte il y a un petit théâtre de pierre.

L’église « Capilla de Jesus » achevée vers 1790, en pente ascendante, avec un magnifique chœur de bois et un bénitier de pierre sculptés, se situe de l’autre côté du village, à l’ouest.

Parmi les ateliers d’artisanat que l’on peut trouver à Barichara, nous pouvons mentionner : « Formas de luz », dont la propriétaire est française ; elle fabrique des bougeoirs, des lampes, de belles pièces en osier, tissus, pierre … Ou encore un artiste qui fabrique des tableaux en carrés de terre cuite, très bien faits… Et « La Gardenia », magasin dont la propriétaire fabrique une variété de cigares délibérément légers mais pas sans intérêt …

A l'entrée du village se trouvent regroupés les artisans « tailleurs », appelés aussi des « tisseurs » de pierres. On dit que Barichara est la terre des graveurs de pierre par excellence, et les villageois disent qu'il est difficile de trouver quelqu’un, né à Barichara, qui ne sache pas tailler la pierre. Cette technique est ancestrale ; un exemple de son utilisation ce sont les maisons, les rues, les temples et même le cimetière. Les tailleurs de pierre ou « picapiedras » sont également les protagonistes du Festival de la Taille en Pierre qui a lieu tous les deux ans et autour duquel se réunissent des tailleurs de pierre locaux, nationaux et internationaux pour élaborer des œuvres merveilleuses.

Si vous voulez goûter la gastronomie locale, vous pouvez essayer la chèvre grillée, le « mute » (préparation très particulière du maïs), la « viande aérée » et la « hormiga culona » (fourmi fessue), unique au monde et symbole de la nourriture du département du Santander, très appréciée par les connaisseurs.

Pour loger à Barichara, plusieurs options sont possibles : des hôtels avec piscine ou des maisons qu’on peut louer un peu en dehors du village. Ou encore de petits hôtels très propres et confortables et à des prix très abordables. Nous vous conseillons de réserver à l’avance en période estivale. (Attention, si vous êtes frileux, renseignez-vous auprès de l’hôtel car les plus modestes ne possèdent pas d’eau chaude !!!)

A 9 km de Barichara se trouve Guane, village le plus ancien du Santander (1100 m d’altitude). Guane est un village colonial caractérisé par son Église du XVIIe siècle, avec son Sanctuaire de Santa Lucia, et son Musée paléontologique, avec une importante collection de fossiles marins, outre quelques pièces archéologiques … C’est un village aussi pittoresque que Barichara.

Barichara et Guane sont unis par un beau « Camino Real » (chemin royal), chemin pierreux parfois en pentes très fortes, qui a été déclaré Monument National en 1977. Ce sentier ne fait que 4 km et est actuellement la promenade éco-touristique par excellence.

Placé entre San Gil et Bucaramanga, à 60 km de Barichara (entre 1h30 et 2h00 de route suivant la circulation car la route est très sinueuse mais en bon état), le majestueux « Cañon de Chicamocha » captive les regards de tous ceux qui passent par cette route. Cet accident géographique, conformé par des fragments montagneux qui se détachent verticalement entre deux montagnes, est le résultat des mouvements tectoniques de la terre.

Cette visite peut se prolonger davantage si vous voulez vous arrêter au Parc National du Chicamocha, qui s’étend sur 264 hectares. Il permet d’avoir une vue générale sur le cañon, c’est plus un belvédère qu’un parc naturel. Vous trouverez sur place le monument de la « Santanderianidad ». Le parc offre beaucoup d’activités, c’est une sorte de parc d’attractions avec des jeux : buggies, tyroliennes, et beaucoup de sports extrêmes. Intéressant pour les familles avec des enfants …

Le Santander est une belle destination à faire en 4 ou 5 jours, et Barichara est comme disent ses habitants, un endroit inoubliable … Oh, Barichara, balconcito del cielo ¡


BARICHARA – SAN GIL San Gil sur la carte

Cette région de l’état de Santander a tous les atouts pour devenir un pôle touristique majeur en Colombie : Sports d’aventure à San Gil, village de charme et artisanat à Barichara et projet de parc naturel dans le Canyon de Chicamocha.

SAN GIL : San Gil se trouve à 5 heures de voiture au Nord de Bogotá sur la route principale qui mène à Bucaramanga, capitale de l’état de Santander. Depuis Bogotá, prendre l’autoroute nord puis la direction de Zipaquira, traverser Ubaté, région des fromages, Chinquiquira (aller voir la vierge patronne de la Colombie au passage), puis Barbosa avant d’atteindre San Gil à 300 km de Bogotá.  Le climat y est agréable, chaud et sec, grâce à l’altitude modérée (1500 mètres environ). Depuis quelques années, San Gil s’est spécialisée dans le tourisme d’aventure : Rafting, rappel, spéléo, randonnées à pied ou à cheval, cascade, parapente etc

Aucun de ces sports ne nécessite d’entraînement préalable. Des instructeurs vous guideront tout au long des activités. Pour les pratiquer, il suffit de se rendre au centre de San Gil, à la baraque d’El Tigre au bord de la rivière. C’est le siège de ‘’Aventura total’’.

Le rafting se déroule sur le Rio Fonce qui baigne San Gil. Les rapides sont assez sympas après la pluie. C’est à Pinchote, à quelques kilomètres de San Gil, que vous pourrez pratiquer le rappel. Moment impressionnant puisqu’il s’agit de descendre une cascade de 80 mètres après s’être exercé sur un petit rocher. Sensations garanties ! Les ballades à cheval ainsi que le parapente se pratiquent à Curití, à un quart d’heure de San Gil. Visiter également ‘’la cueva del indio’’ à Páramo. La pub dit qu’on y entre en volant et qu’on en sort en nageant. Je peux vous garantir que c’est vrai. Chauve-souris et bons souvenirs garantis.

Pour ceux qui ne seraient pas tentés par l’aventure, le jardin botanique de San Gil ainsi que la cascade de Juan Cury sont des alternatives possibles.

Hôtel à San Gil : “ Bella vista”
Restaurant :  « Carnes y carnes » dans le centre
Aventura total : www.aventuratotal.com.co (site assez mauvais)

BARICHARA : A l’opposé de l’agitation de San Gil, Barichara est un village dont la tranquillité n’a d’égal que le charme. L’activité principale consiste à se balader dans les rues pavées le long des maisons blanches aux murs épais. Ces demeures, souvent centenaires sont baties en ‘’tierra pisada’’. Les murs d’une cinquantaine de centimètres d’épaisseur sont faits de terre compactée sur un lit de pierre destiné à absorber l’humidité. Ils sont ensuite crépis avec le ‘’pañete’’, un mélange de chaux, de crottin de cheval et de terre qui les rend étanches. L’église est assez belle à l’intérieur et mérite largement une visite.

 Un certain nombre d’artisans y sont installés dont Muriel Garderet, créatrice de ‘’formas de luz’’ (www.formasdeluz.com). Le travail de Muriel, qui expose tous les ans à Bogotá lors de la foire artisanale, dépasse le simple cadre de l’artisanat. Il se situe plutôt aux limites de l’art pour la beauté des lignes, de l’artisanat puisqu’il s’agit d’un travail manuel et de l’industrie pour la qualité des finitions. 

A voir également : La fabrique de papier artisanal à partir du fique, les tailleurs de pierre, les sculpteurs et peintre divers (atelier añil) ainsi que l’atelier d’architecture ‘’Tierra viva’’.

On parle depuis longtemps à Barichara de la création d’une école des métiers d’art mais ce projet recherche toujours l’impulsion politique et financière qui lui permettrait de décoller.

LE CAÑON DE CHICAMOCHA : Projet avancé de création de parc naturel avec construction d’un téléférique. Le cañon est situé entre San Gil et Bucaramanga.

J’ai passé 4 ou 5 jours dans la région avec mes gamins et je dois dire que je ne le regrette pas. Le climat est agréable et la nature généreuse et finalement, chacun y trouve son compte, les enfants comme les adultes.

Hôtel à Barichara : « Mision Santa Barbara ».  Réservations à Bogotá 288 49 49.
 
Resto à Barichara : « Sua- ty ». Un petit resto qui ne paye pas de mine mais finalement assez sympa. Marcela la propriétaire est très sympathique.
 
Galeria Añil : Cellulaire 310 / 333 50 74, Calle 6 # 13- 46.
 
« Formas de luz » ( Muriel GARDERET) à visiter absolument. Tel : 726 72 79 ( Dans le quartier de la loma, c'est un peu compliqué à trouver. voir le plan sur le site internet : www.formasdeluz.com)
 
Tourisme d'aventure à Curiti : Voir Jimmy à l'entrée du village : Celulaire 315 / 600 37 83
 
Tourisme d'aventure à San Gil : « Aventura total », Tel : 097 / 723 88 88
 
Photos : Bruno CHADUTEAU : www.takinoma.com